Oise : une plongée aux enfers 3|3

Franck Amelin a 51 ans.

Christophe : «Vous pouvez tout faire à la fois avec un livre et en toute sécurité !»

Franck Amelin aime se retirer dans un bois où, dans un sac à dos, il range ses pauvres affaires et ses papiers.

Franck Amelin repense à l’argent qu’il a avancé à un homme qui partage sa chambre au foyer Aldebert Bellier et au téléphone qu’il a financé.

Franck Amelin tient un couteau de table «la lame vers le bas».

Franck Amelin prend la fuite, poursuivi par un fonctionnaire de police qui le voit jeter quelque chose par dessus une haie.

La victime : «C’est un mec avec qui j’ai eu une relation sexuelle courte en mai, il voulait que je lui rende le téléphone qu’il m’a offert.»

L’homme est âgé de 20 ans et s’est vu interdire toute rencontre avec Hamelin par son éducatrice.

Franck Amelin porte des traces de scarification sur les bras et le torse.

La victime : «Il m’a attrapé par le vêtement, il m’a offert le téléphone mais je ne sais plus s’il m’a dit qu’il allait me planter.»

Franck Amelin nie avoir eu envie de partager une vie commune avec la victime.

La victime : «Quand j’ai vu le couteau, j’ai crié : arrête Franck, des adultes l’ont évacué, moi je n’ai que 20 ans…»

Franck Amelin est reconnu adulte handicapé à 80%.

La victime : «On a fait l’amour. On était consentants.»

La responsabilité de Franck Amelin est à relativiser en raison de la maltraitance maternelle et des abus sexuels de son frère qu’il a subi étant enfant, selon l’expert psychiatre qui l’a examiné.

Franck Amelin est sur le point d’être placé sous curatelle renforcée à cause de son humeur dépressive.

Victoria-Diane Bouzon est substitute du procureur.

Victoria-Diane Bouzon : «Ses difficultés sociales ne peuvent justifier ses passages à l’acte.»

Maître Alexandre Buicanges, conteste l’intention d’homicide.

Maître Alexandre Buicanges est l’avocat de Dylan Wegner.

Maître Domitille Risbourg, l’avocate de Bryan Holderbaum : «Il a été dépassé par les événements…»

Maître Guillaume Demarcq, l’avocat de Bertrand Carmello Bisset : «C’est à l’accusation de prouver la culpabilité…»

Maître Alexandre Buicanges : «Dire n’importe quoi en garde à vue, cela existe et ce n’est pas interdit…»

Maître Domitille Risbourg : «Bryan Holderbaum est dans la marge et c’est le déclencheur.»

Maître Guillaume Demarcq : «À chaque fois que l’on ne sait pas, cela n’existe pas.»

Maître Frédéric Garnier, l’avocat de Déborah Charlier : «Elle n’est pas capable de dire non…»

Maître Domitille Risbourg : «La réalité, c’est que rien ne se serait passé, s’il n’y avait pas eu ce vol.»

Maître Alexandre Buicanges : «Dylan Wegner a toujours indiqué qu’il avait enlevé l’arme blanche de la main de Bisset.»

Maître Frédéric Garnier : «Mettez-vous à sa place, avec la vie qui est la sienne»

Maître Guillaume Demarcq : «Je ne vais pas vous dire que mon client est un ange…»

Maître Mathieu Marlot, l’avocat de Joé Deby : «Mon client, c’est le lampiste dans cette affaire !»

Maître Domitille Risbourg : «C’est lui qui est à l’origine des premiers coups lorsqu’il se rend compte qu’il a été volé.»

Maître Alexandre Buicanges : «Il était au mauvais endroit, au mauvais moment…»

Maître Frédéric Garnier : «Malgré tous les malheurs qui lui sont tombés dessus, la loi ne s’est jamais occupée de ma cliente qui, pas une fois dans sa vie, n’a porté plainte.»

Maître Guillaume Demarcq : «Monsieur Bisset a eu le sentiment que l’on ne l’écoutait pas…»

Maître Mathieu Marlot : «Personne ne l’a reconnu et ses déclarations sont constantes.»

Maître Alexandre Buicanges : «Il reconnaît qu’il porte des coups à Grégory Foulon…»

Maître Frédéric Garnier : «Elle n’a fait que se soumettre aux demandes des tueurs.»

Maître Guillaume Demarcq : «Demain, cela peut être votre gamin qui se retrouve dans le box des accusés.»

Maître Mathieu Marlot : «Il ne savait pas à quoi allait servir son véhicule…»

Maître Domitille Risbourg : «Je ne lui ai pas demandé de crier ou de pleurer.»

Maître Frédéric Garnier demande la relaxe pour sa cliente.

Maître Mathieu Marlot : «Je vous demande sa relaxe…»

Martine Brancourt est la présidente de la cour d’assises de l’Oise.

Martine Brancourt prononce les condamnations à l’issue du délibéré.

Grégory Foulon, 45 ans au moment des faits, a été battu à mort pendant 24 heures dans un petit appartement de la rue d’Amiens à Beauvais.

Aurore Masson est l’avocate générale.

Les condamnations prononcées par Martine Brancourt sont quasiment comparables aux peines demandées par Aurore Masson, à l’issue de quatre jours d’un procès synonyme de plongée aux enfers.

Stéphanie Paccaud est l’avocate de la partie civile.

Stéphanie Paccaud : «ce corps que l’on jette dans l’escalier comme un sac de linge sale…»

Stéphanie Paccaud : «Grégory c’était un pantin désarticulé…»

Aurore Masson : «une mort absurde et injuste…»

Aurore Masson : «Monsieur Foulon accusé d’un vol qu’il n’a pas commis…»

Stéphanie Paccaud : «Grégory Foulon, ne l’oublions pas, c’était aussi le papa de deux jeunes filles…»

Aurore Masson : «Ils transportent le corps dans la salle de bains pour ne plus l’entendre.»

Aurore Masson : «… des côtes cassées, un rein perforé… Il gémit et succombe à une importante hémorragie cérébrale. Personne n’appelle les secours…»

Stéphanie Paccaud : «Ils vont se débarrasser de lui dans un bois comme on le fait d’un objet encombrant…»

«Où est aujourd’hui la place de Jérémy Vasseur ?»

Jean-Luc Valérie : «Le loup suit les grandes voies de communication.»

Marie-Céline Lawrysz est la procureure, elle prend la parole : «Jérémy Vasseur est un homme à deux visages…»

Marie-Céline Lawrysz : «Jérémy Vasseur se noie dans l’alcool depuis sa sortie de détention.»

Sortant à peine d’incarcération, Jérémy Vasseur menace de mort trois gendarmes.

Maître Charlotte de Boislaville est l’avocate de Jérémy Vasseur : «Ce n’est pas d’une détention supplémentaire, mais de soins dont Jérémy Vasseur a besoin.»

Jérémy Vasseur appelle la brigade de gendarmerie d’Estrées-Saint-Denis.

Jérémy Vasseur nomme par leurs prénoms les trois gendarmes.

Jérémy Vasseur : «Je veux parler à ces trois petites merdes.»

Marie-Céline Lawrysz : «Le Jérémy Vasseur que nous avons devant nous, calme, reconnaissant les faits, désemparé…»

Jérémy Vasseur : «Si je les trouve, je les écrase, je leur roule dessus.»

Marie-Céline Lawrysz : «Le Jérémy Vasseur qui boit chaque jour un litre de vodka, capable du pire…»

Charlotte de Boislaville  : «L’alcool est un refuge pour lui.»

Jérémy Vasseur : «Ils sont entrés chez moi et m’ont volé mes armes.»

Clémence Landais : «Vous n’avez plus le droit à l’erreur.»

Clémence Landais est la présidente du tribunal.

Jérémy Vasseur est reconnu coupable de menace de mort sur personne dépositaire de l’autorité publique.

L’un des gendarmes s’est constitué partie civile : «D’habitude il se confie à moi.»

Jérémy Vasseur aura l’obligation de suivre des soins, de travailler ou de chercher un emploi et l’interdiction de détenir une arme.

Un mouton égorgé, un loup des Alpes activement recherché

Entre-temps, Alpaslan Sagdis a quitté le territoire national et s’est installé en Turquie.

Il s’agit bien d’une attaque de loup.

Dans la nuit du 12 juillet une jeune femme descend seule la rue Saint-Corneille.

Soudain une personne surgit derrière elle…

Alpaslan Sagdis arrache le sac à main d’une jeune femme après l’avoir rouée de coups.

La jeune femme résiste…

Alpaslan Sagdis a la tête recouverte d’une capuche et le visage dissimulé par une écharpe.

Ce sont des coups dans le dos, dans le haut du corps et à la tête et la victime tombe au sol et l’individu s’enfuit et le véhicule noir dans lequel il s’engouffre…

Depuis plusieurs mois Alpaslan Sagdis est incarcéré à la maison d’arrêt de Laon, à la suite de la révocation de nombreux sursis.

Nadine Dubosc est la présidente du tribunal.

Nadine Dubosc doit à plusieurs reprises répéter ses questions par visioconférence la liaison étant mauvaise.

Nadine Dubosc : «Qu’avez-vous fait ce soir-là ?»

Alpaslan Sagdis : «On m’a forcé à commettre ce vol, je devais de l’argent à quelqu’un…»

Alpaslan Sagdis : «Pendant que j’étais en Turquie, j’ai fait mon service militaire et je suis devenu un homme maintenant…»

Nadine Dubosc : «Cela ne vous pose pas de problème d’arracher le sac à main d’une inconnue, monsieur ?»

Alpaslan Sagdis : «Je suis revenu en France pour revoir mon fils et pour être jugé.»

Alpaslan Sagdis : «Je ne suis plus le même.»

Alpaslan Sagdis : «Je perds mon temps ici…»

«Ce n’est pas une perte de temps, monsieur, le reprend Nadine Dubosc, c’est ce qu’on appelle une peine.»

La procureure Marie-Céline Lawrysz rappelle que la victime a été rouée de coups avant d’être traînée au sol sur deux mètres.

La préfecture de l’Oise confirme dans un communiqué que le mouton retrouvé égorgé à Blicourt a bien été tué par un loup.

Un loup égorge un mouton

Romain Bouchez d’allure juvénile, les cheveux bruns coiffées en arrière et des lunettes qui le font ressembler à Harry Potter, a 26 ans.

Brigitte Regnault sur le banc des parties civiles est visiblement émue en découvrant pour la première fois le visage de Romain Bouchez.

Brigitte Renault est la mère de Nicky Regnault.

Nicky Regnault a les yeux bandés, les mains attachées à quatre pattes dévêtu sur son lit.

Nicky Regnault travaille au Parc Astérix.

Nicky Regnault avait 37 ans.

Martine Brancourt lit le rappel des faits.

Martine Brancourt est la présidente de la cour d’assises de l’Oise.

Rarement un procès devant la cour d’assises de l’Oise aura mobilisé autant d’experts psychiatres pour tenter de définir avec précision la pathologie mentale dont semble souffrir Romain Bouchez.

La sœur de l’accusé : «Mon frère est quelqu’un de renfermé, il a une adoration pour Noël et les fêtes de famille, il est très calme et adore mes enfants, il voulait devenir scénariste et avait une profonde fascination pour les films d’horreur, il parlait souvent seul dans sa chambre plongée dans le noir.»

Romain Bouchez n’a pas vraiment travaillé sauf un stage de gardien qu’il a effectué au cimetière nord de Compiègne.

Romain Bouchez affirme qu’il a pris la fuite après avoir entendu les râles de Nicky Regnault.

Nicky Regnault est en contact téléphonique régulier depuis plusieurs semaines avec Romain Bouchez.

Une cousine de Romain Bouchez explique «qu’il était sur la route pour se rendre à Strasbourg et qu’il avait peur de faire du mal aux autres.»

Le petit frère de Romain Bouchez : «Il tenait des conversations avec lui-même…»

Sa sœur : «Il m’a confié qu’il entendait des voix…»

Frantz Prosper est un expert psychiatre spécialiste des affaires criminelles.

Frantz Prosper : «La voix qu’il entend, c’est celle de Jeffrey Dhamer.»

Un gendarme qui a procédé à l’interrogatoire de Romain Bouchez pendant sa garde à vue : «Il était convaincu que Jeffrey Dhamer s’était réincarné en lui.»

Maître Bellier est l’avocate de la partie civile : «Romain Bouchez écrit dans son journal intime qu’il espère devenir un tueur en série, depuis le début son objectif est d’égorger celui qui a répondu à plus de cent appels en un mois.»

Romain Bouchez précise que depuis le mois d’août il s’est «entraîné» sur des animaux…

Frantz Prosper : «Il dit qu’il a agi comme un homme et fait l’expérience de la toute-puissance.»

Romain Bouchez : «C’est la voix qui organise cette mise en scène, je ne fais que suivre ce qu’elle me dit.»

Romain Bouchez s’est servi d’un couteau pour égorger Nicky Regnault en lui tirant les cheveux par derrière.

Maxime Gallier est l’avocat de Romain Bouchez.

Maxime Gallier : «Vous ne devez pas l’envoyer en prison où les voix qu’il continue d’entendre seraient les gardiennes de sa folie…»

Romain Bouchez est condamné à 20 ans de réclusion criminelle.

Jean-Baptiste Bladier, avocat général : «Je souhaite que la loi retrouve toute sa place, toute son expression.»

«Par dessus seulement ?» interroge Clémence Landais, présidente du tribunal.

Clémence Landais : «La victime évoque une pénétration digitale.»

«Dis autrement», Clémence Landais : «vous lui auriez introduit un doigt à l’intérieur de la vulve».

Le prévenu, ancien cadre commercial, retraité depuis 18 ans : «J’éjaculais toujours sur moi, pas sur elle.»

Clémence Landais : «Elle a alors tenté de se dégager mais avec votre autre main, vous la mainteniez par les poignets. Comment l’expliquez-vous ?»

«J’ai eu peur, j’ai tout de suite compris que j’allais trop loin», répond le prévenu.

Le grand-père : «Elle n’hésitait pas.»

«Qu’entendez-vous par là, monsieur ?» l’interroge l’assesseur Baptiste Bonnemort.

«Je veux dire qu’elle n’hésitait pas quand je lui demandais de me masturber», affirme le grand-père.

«C’étaient des pulsions.»

«Peut-on parler de pulsions quand cela se produit plusieurs fois ?»

L’intéressé ne répond pas.

La présidente poursuit en lisant la déposition de la victime.

«Elle vous aurait dit : 

— C’est fini, ma main c’est ma main, je fais ce que je veux avec ma main».

Dans ses déclarations, la jeune femme aujourd’hui âgée de trente ans affirme que chaque soir après le dîner, la grand-mère allait se coucher, l’adolescente de 13 ans veillait alors avec son grand père, tous les deux assis devant la télévision.

Depuis les révélations, le couple des grands-parents a déménagé au Tréport, sans plus aucun contact avec sa famille.

Dans une longue lettre à la victime «vous écrivez :

— Toi c’est toi, les autres c’est les autres»…

Maître Hennique est l’avocat de la partie civile : «À aucun moment monsieur ne prend la place de la victime…»

Maître Hennique : «Ma cliente est absente aujourd’hui car elle ne veut plus revoir cet homme, qu’elle ne considère plus, par ailleurs, comme son grand-père.»

Maître Hennique : «Elle aurait préféré ne pas naître.»

Maître Hennique : «Elle est à présent âgée de trente ans et exerce la profession d’aide-soignante.»


Sources : Oise Hebdo n°1396 du 2 décembre 2020

Oise : une plongée aux enfers 2|3

Laurent Fillon et Lindsay Vandenende ont ouvert La Malle aux jeux.

Laurent Fillon : «Lindsay et moi sommes des amoureux des jeux de société.»

Laurent Fillon : «Malgré le second confinement, nous avons très bien fonctionné en click and colllect.»

Micromania, boutique spécialisée dans la vente de jeux vidéo, a tourné pratiquement à plein régime durant le mois de novembre grâce à «la sortie des nouvelles consoles de Sony et Microsoft, la Playstation 5 et la XBox Series», explique le gérant Mathieu.

Marie Chapeau est l’une des 65 chapelleries de France.

Hélène vous accueille avec sa philosophie : «Tout le monde a une tête à chapeau, il suffit de trouver le bon.»

Et aussi Mylan Dumange, Elric Leblond Portes, Tom sadin, Johanna Harlé…

Jessica, Virginie dite Nini, Médérick et Julie accueillent les clients qui ont besoin d’une coupe après un mois de novembre sans coiffeur au salon de coiffure L’Art du ciseau.

… François Hanappier, Ewen Lecardonnel, Médéline Barreira, Manon Orfila…

Vincent Reffet a grandi à Pontpoint.

Vincent Reffet dit «Vince» est mort lors d’un saut d’entraînement à Dubaï.

Surnommé «l’homme volant», Vincent Reffet est connu pour une cascade hors norme : sortir de l’avion, chuter et entrer à nouveau dans l’appareil.

Vincent Reffet était un passionné de parachutisme.

«Vince» avait soif de nouvelles sensations.

Vincent Reffet avec l’arrivée du windsuit a embrayé : «à fond».

Patrick de Gayardon surnommé «Deug» est le père du windsuit comme discipline.

«Vince» gardait la flamme de «Deug» lui aussi mort dans un accident de saut.

Bernard Grenier est le père Bernard.

Jean-Frédéric Plateaux est le père Jean-Frédéric.

Le père Bernard est curé archiprêtre dans la paroisse de Clermont.

Le père Jean-Frédéric est vicaire.

Le père Bernard  et le père Jean-Frédéric : un prêtre et son second.

Bernard Grenier : «Jean-Frédéric est un jeune homme qui a une longue histoire mystérieuse, puis une vocation fulgurante…»

Bernard Grenier : «C’est un petit gars bien de chez nous qui a les reliques de Saint-Lucien déposées à Méru chevillées au corps…»

Et aussi Océane Clabault, Zack Sacre, Lucian Courtade, Alezio Morel, Emna Ben Raho, Lylou Mhidi Miquel, Brittany Fages, Yanis Carette…

Jean-Frédéric : «Le confinement a eu un fort impact sur la fréquentation des programmes catholiques dématérialisés, j’ai doublé l’audience de ma chaîne…»

Père Bernard : «On a passé deux mois à reporter baptêmes et mariages…»

Père Bernard : «La famille ne pouvait pas toucher le cercueil alors que c’est souvent un geste pour un dernier au revoir…»

… Yannick Luc, Christiane Gouy, Anne-Marie Dubourg, Gisèle Hollensett, Michel Delettre, Lucette Dureux, Bernard Déparre, Jeanne Borremans…

Bernard : «Le culte était mort, on vivait comme dans un sous-marin…»

Le père Jean-Frédéric poursuit : «On avait un mort du covid par jour, on a barricadé nos églises, célébré les obsèques dans les cimetières…»

Bernard : «Allez expliquer à un enfant qu’il n’aura pas de première communion, de profession de foi…»

… Éden Dufrenne Dos Santos, Léona Poupart, Issa Doumouya, Anna Choquet, Nabinty Sylla, Céleste Cosso, Camille Debonlier, Princesse Berthe Mbemba Mbomba…

Bernard : «Nous sommes en présence d’un peuple qui souffre et qui a besoin de vivre et de se réunir…»

«Il fallait donner un sens spirituel au choc du deuxième confinement», complète le père Grenier.

«… Tout est à nouveau suspendu, qu’en sera-t-il en janvier ?» se questionne Jean-Frédéric.

… Prince-Tony Ntumba Kidilimi, Tina-Glory Ntumba Kidilimi, Elio D’Antuoni, Lehna Abdelli, Chadene Simoussa, Samuel Chabierski, Isaac Mahonza, Jade Contini, Saint Igbinobaro, Léo sallier… 

Eric Cholley trouve la mort dans l’Orne avec une amie dans un avion de tourisme dont il avait pris les commandes en août 2011.

Eric Cholley est le patron de la SARL SMTF.

«J’avais demandé que le portail soit fermé après l’incendie de mars 2019», se souvient l’ancien maire Daniel Terrade.

Les anciens entrepôts investis par Daniel Cholley sont devenus une décharge sauvage.

Daniel Cholley avait repris «La Colle», Colles et gélatine françaises de son vrai nom, pour stocker des cartons d’emballage et de transport.

En 2013 Lucien Degauchy se voulait rassurant : «Il n’y a aucune dangerosité pour l’homme en l’état actuel des bâtiments.»

La mort d’Eric Cholley entraînait la mise en vente du site.

Lucien Degauchy, président de la Communauté de communes du canton d’Attichy (CCCA) envisageait d’acquérir cette réserve foncière.

Selon Lucien Degauchy il suffisait d’acheter et d’encaisser les loyers…

Daniel Terrade avançait un rapport du groupe Socotec, gestion des risques, selon lequel «certains endroits sont à dépolluer».

Après l’incendie de mars 2019, le sous-préfet de l’époque, Ghyslain Chatel demandait à la DREAL de faire un inventaire complet des produits stockés, de vérifier s’il n’y en avait pas sous terre, et de les évacuer.

«Il reste beaucoup de produits liquides dangereux» auxquels se sont ajoutés au fil des ans des déchets variés et «les toitures des bâtiments sont en amiante», confie une source proche du dossier.

Frédéric Carlier est le nouveau directeur du parc de la Mer de Sable.

La carrière de Frédéric Carlier l’a conduit sept ans chez Decathlon directeur de magasin puis six années consacrées au développement des sites Koezio.

«Le Silver Mountain embarquera les aventuriers sur un parcours semé d’embûches à un train d’enfer», s’enthousiasme Nina Douay de la société Oxygen Relations Publiques.

Nicky Regnault emmène sa mère sur un circuit de formule 1 pour qu’elle puisse voir Michael Schumacher en vrai, comme elle en rêve.

Brigitte Regnault est en pleurs lorsqu’elle vient dresser le portrait de son fils.

Brigitte Regnault : «C’était un garçon qui aimait faire des surprises.»

Brigitte Regnault : «Un jour il m’a emmené dans un studio télé à la Plaine-Saint-Denis où j’ai rencontré mes idoles Charly et Lulu, ainsi qu’Hélène Ségara et David Hallyday.»

Dany Hecquet souhaite financer une plaque commémorative pour l’apposer sur les lieux du drame responsable de la mort de son frère Jacky.

Jacky Hecquet avait été écrasé par son propre fourgon conduit par ceux qui venaient de le voler, il y a 18 ans.

William Rouyer est le maire de l’époque.

William Rouyer : «Je me souviens avoir été approché par courrier, mais je n’ai jamais rencontré physiquement la famille de ce monsieur.»

Dany Hecquet explique que William Rouyer ne voulait pas de plaque sur le domaine public.

Dany Hecquet ne veut pas laisser l’histoire de son frère se perdre dans le temps, une affaire encore non élucidée à ce jour.

Olivier Dupont est le maire actuel.

Olivier Dupont : «Nous avons décidé de ne pas accéder à la demande de monsieur Hecquet pour ne pas créer de précédent.»

Dany Hecquet : «C’est sur un mur privé, il est possible que je prenne un avocat pour aller plus loin.»

Dany Hecquet est cariste.

Les empreintes digitales appartiennent à Tony Arend.

Tony Arend est défavorablement connu des services de gendarmerie.

Les empreintes génétiques de Tony Arend sont aussi retrouvées sur un bidon de combustible pour poëles à pétrole dans une carrière où des engins de chantier ont été délestés de leur fioul rouge, nom commun du gazole non-routier.

Tony Arend explique qu’il volait du carburant pour se faire un peu d’argent, mais que le RSA lui a été «rendu» au moment du premier confinement et qu’il ne vole plus.

Tony Arend vient tout juste de s’installer comme auto-entrepreneur en maçonnerie.

Il siphonnait les réservoirs de camions la nuit.

Jean-Luc Valérie est un responsable de l’observatoire du loup.

L’entreprise victime de vol dans ses engins de chantier est représentée par Christelle Vast.

Virginie Bellagamba est l’avocat de la défense.

Christelle Vast invoque les immobilisations de machines et des pertes d’exploitation importantes.

Virgine Bellagamba rapporte la phrase de Tony Arend à propos du vol : «Ça m’a rapporté cent euros, cinq jours de nourriture.»

Jean-Luc Valérie : «Pour comptabiliser tous les loups sur le territoire il faudrait mobiliser 500 personnes à temps plein.»

Fabrice Journé et sa femme vont préparer 76 parts de couscous vendues pour le Téléthon.

Christophe Crépin est le coordinateur culture et enfance de la mairie de Béthisy-Saint-Pierre.

Christophe Crépin a vendu les parts de couscous de Fabrice et Marie Journé de la Boucherie Saint-Pierre pour le compte du Téléthon.

Pour Bruno Fortier, maire de Crépy-en-Valois : «L’une des priorités de la ville est de venir en aide à ses habitants en difficulté.»

Alexandre Ouizille est premier adjoint au maire de Villers-Saint-Paul chargé des affaires sanitaires et sociales.

«Le projet de mutuelle municipale, c’est la volonté de permettre aux Villersois de mieux suivre leur santé», explique Alexandre Ouizille.

Bruno Fortier : «La solidarité d’autant plus en cette période de crise sanitaire est une priorité, c’est encore plus vrai en période hivernale.»

«… et d’éviter des personnes qui ne vont plus consulter par peur de n’être pas suffisamment remboursées», conclut Alexandre Ouizille.

Michel Leblon, président du groupement des chasseurs de Morienval : «Nous allons reprendre les battues le 5 décembre.»

Patrice Leblon précise : «pour les nuisibles et le petit gibier».

Patrice Leblon a mal vécu ces dernières semaines quand la préfecture de l’Oise a révoqué les dérogations permettant aux membres du groupement de chasser sous condition.

Les services de l’État dans le département reprochent alors à l’association présidée par Michel Leblon d’avoir organisé un repas festif avec alcool après une battue.

Patrice Leblon regrette de n’avoir pas le fin mot de cette histoire : «Nous avons pu compter sur le soutien de Guy Harlé d’Ophove, le président des chasseurs de l’Oise.»

Derrière l’association se trouvent trois personnes :

Alain Bonichot est le président de l’association Marest en fête, Caroline Landa en est la trésorière.

Alain Bonichot : «Notre souhait, c’est de redynamiser le village.»

De gauche à droite, les membres de l’association organisatrice d’une paëlla à emporter pour lever des fonds pour le Téléthon.

Alain Bonichot : «On a déjà enregistré 90 réservations pour la paëlla à emporter.»

Florian Verney est le secrétaire de l’association dont la soirée paëlla crise sanitaire oblige va se transformer en drive.

Le maire du village Baptiste de Fresse de Monval veut inciter les autres communes à subventionner les Restos du cœur à hauteur d’1 habitant = 1 euro.

Par ailleurs le maire Baptiste de Fresse de Monval soutient un groupe de jeunes du village pour monter une piste de pumptrack.

L’association pour le développement du quartier de Bellicart est connue pour les crêpes que les bénévoles vendent pour le Téléthon, l’équipe est menée par l’incontournable Jean-François Caux.

Jean-François Caux : «Si des bénévoles veulent bien nous rejoindre et nous aider à tenir le chalet…»

Shirley Miccio est artisan à son compte dans la patisserie événementielle.

Fetima Ainine a 37 ans de métier dans la vente de chaussures.

Fetima Ainine a repris la boutique Les pieds sur terre.

Shirley Miccio ouvre une boutique éphémère « pour les artisans locaux qui souhaitent mettre en vente leurs produits ».

Fetima Ainine : «La chaussure, il faut la choisir selon votre pied, pas selon le modèle qui vous plaît.»

Anthony Nami, ancien forain depuis le premier confinement, vend des sapins de Noël sur le parking du parc Saint Paul.

Antoinette Bouchez accueille ses patients dans son cabinet flambant neuf.

Elodie Goyheneix, Sana Snynou, Maria Fernandes, Véronique Smaali, Lysa Cremault, Mklulu Lulu, Marie Guyon, Brigitte Debruxelles, Pierre Alain Patte, Isabelle Lamour, Sylvie Dominique Demailly Buscot, Netty Hetrus Dumontier Grigioni, Cindy Moreira, Christophe Sagot, Marine Leroy, Karima Ladib, Virginie Pillon partagent la douleur des parents d’Hicham.

… Zeynep Çimen, Noé Ladouce, Ayaz Adash, Paul Gruson, Mathilde Dhilly, Julie Bonin, Adrien Aelvoët,  Lina Soufiani, Mahé Dufresne, Luca Postic, Simao Ferreira Vergano, Riham Sadki…

Céline Duval est devenue déléguée de l’AFM-Téléthon (Association française contre les myopathies).

Céline Duval est infirmière dans le domaine de la santé mentale.

Céline Duval a perdu son fils Arthur à l’âge de deux mois, atteint d’une amyotrophie spinale.

Céline Duval explique aux enfants ce qu’est la maladie d’Arthur.

Céline Duval : «Il faut des muscles pour tenir le corps, pour respirer, le cœur aussi est un muscle.»

Céline Duval : «Avec mon mari, on gère la page Facebook AFMTelethon60.»

Céline Duval : «Beaucoup pensent que le Téléthon n’aura pas lieu cette année à cause de la COVID-19…»

Patricia Merhant Sorel est la présidente de l’association Petit Ange, Ensemble contre la méningite.

Carole-Anne Cavé est esthéticienne en son salon Escale beauté.

Carole-Anne Cavé utilise au mieux les plateformes numériques pour booster son entreprise.

Carole-Anne Cavé se déplace également à domicile pour chouchouter ses clientes et clients.

Christophe est le responsable de la librairie-papeterie Le Furet du Nord, installée dans le centre commercial du Jeu de Paume.

Christophe : «Le livre est le dernier espace de liberté.»


Sources : Oise Hebdo n°1396 du 2 décembre 2020

Oise : une plongée aux enfers 1|3

Nadège Lefebvre est la présidente du Conseil départemental de l’Oise.

Corinne Orzechowski est la préfète de l’Oise.

Nadège Lefebvre s’est rendue au centre routier de Froissy afin de faire un point sur les stocks de sel et le plan de viabilité hivernal.

Corinne Orzechowski conseille d’annuler les marchés de Noël cette année.

Corinne Orzechowski : «J’insiste également sur le contexte de risque attentats toujours en vigueur.»

Chanez Herbanne est conseillère régionale investie dans les problématiques des violences faites aux femmes.

Caroline Cayeux est maire de Beauvais.

Chanez Herbanne s’est glissée dans la peau d’une victime de violences à travers des clichés poignants pour la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Le lancement de l’Observatoire des violences faites aux femmes et de l’égalité marque une nouvelle étape dans l’engagement de Caroline Cayeux et de l’équipe municipale.

Jean-Luc Valérie est un responsable de l’observatoire du loup.

Romuald Seels est le maire de Venette.

Romuald Seels a mis à l’honneur quatre agents municipaux.

Romuald Seels : «Sylvie Dauthencourt  est affectée essentiellement au service de l’état civil, elle possède une écriture exceptionnelle.»

Sylvie Dauthencourt a reçu la médaille de vermeil pour trente ans de bons et loyaux services.

Christelle Méresse est ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles.

Christelle Méresse a également reçu la médaille de vermeil.

Romuald Seels : «Christelle s’est occupé de milliers d’enfants, aujourd’hui elle prend en charge leurs propres enfants.»

Angélique Piot est affectée à la comptabilité «et malgré cela a toujours le sourire».

Angélique Piot a reçu la médaille d’argent (vingt ans de travail).

Sylvain Nattier est le seul homme de la promotion.

Sylvain Nattier est agent technique au service de la voirie.

Sylvain Nattier aussi a reçu la médaille d’argent.

Romuald Seels attend une vingtaine d’exposants locaux pour le premier marché du terroir.

Romuald Seels : «Il y aura une calèche tirée par des chevaux avec, bien entendu, la présence du Père Noël.»

Alain Joffront, président du Lions Club de Clermont, annule le salon des antiquaires.

Alain Joffront : «On va devoir énormément réduire nos actions.»

Alain Joffront : «Avec l’argent récolté les années précédentes on a pu offrir des tablettes dans des EHPAD, des masques et des respirateurs en milieu hospitalier.»

Alain Joffront : «Nous maintenons le soutien aux aidants de malades d’Alzheimer.»

François Vercruysse est le responsable de la Communauté Emmaüs d’Erquery, qui vient de rouvrir ses portes.

François Vercruysse : «C’est un vrai soulagement, on a toujours eu de l’activité, mais la privation du contact humain a beaucoup pesé sur les compagnons.»

François Vercruysse : «Comme la période de Noël approche, on a transformé le coin vélos et bancs de musculation en quartier des décos de Noël.»

François Vercruysse souhaite poursuivre les efforts «sur l’aspect agricole afin que nous puissions atteindre une quasi autosuffisance avec notre propre production potagère.»

Frans Desmedt est président du Conseil communautaire du Plateau picard (CCPP).

Frans Desmedt : «Je propose d’accorder une baisse de loyer de 30% aux locataires de la maison de santé pluridisciplinaire du territoire, face à une forte concurrence et aux départs de médecins…»

Frans Desmedt propose d’exonérer l’entreprise AQLE à hauteur d’une année entière de ses loyers, soient 70 000 euros qu’il met en balance avec les «135 emplois à sauvegarder».

Frans Desmedt évoque enfin l’opportunité d’acquérir le bâtiment de l’ancien Lidl pour le destiner à l’implantation d’une pépinière d’entreprises, des services fiscaux et d’une salle de séminaire.

Damien Marié a 28 ans et est ingénieur en informatique.

Damien Marié veut se lancer dans les cantonales de 2021.

Damien Marié ne veut pas être candidat.

Damien Marié : «Je cherche deux personnes pour être candidats, pas des professionnels de la politique, l’idée serait de tirer au sort.»

Sandrine Dauchelle avait promis un audit financier des deux collectivités dirigées pendant deux mandats par son opposant Patrick Deguise.

Michel Roger n’est plus.

Michel Roger était ancien dirigeant du Parti communiste dans l’Oise, et ancien élu de Montataire.

Ouvrier typographe, Michel Roger adhère en 1949 au Parti communiste.

Les articles de Michel Roger sont nombreux dans la «Page de l’Oise» de l’Humanité-Dimanche.

Michel Roger était membre du vidéo-club de Montataire : Michel Roger avait à cœur de recueillir les témoignages des militantes et militants qui avaient participé aux luttes de l’époque.

Maire-adjoint, Michel Roger contribue aux projets d’amélioration des conditions de vie de cette ville ouvrière et populaire.

Thierry Aury rend hommage à Michel Roger.

Dans une petite brochure, Michel Roger témoigne de sa fidélité aux idéaux de sa jeunesse et de sa fierté de la famille qu’il a fondé avec Rosa son épouse qui partagea tous ses engagements.

Loïc Pen est médecin urgentiste au GHPSO Groupe hospitalier public Sud Oise.

Loïc Pen se montre très pessimiste sur l’avenir de l’hôpital de Creil.

Karim Boukhachba est élu à Creil.

Karim Boukhachba : «On est à la porte de la fermeture de l’hôpital public.»

Fabrice Martin est représentant syndical CGT à Creil et travaille à la morgue : «Aux urgences ils sont au bout de leur vie.»

Karim Boukhachba : «Les politiques d’austérité tuent à petit feu l’hôpital.»

Thierry Aury est secrétaire départemental du Parti communiste à l’initiative d’une conférence de presse virtuelle.

Loïc Pen : «On a vu la difficulté à prendre en charge les patients lors de la dernière vague de Covid.»

Karim Boukhachba évoque un «bassin de population qui souffre déjà d’un abandon social depuis la désindustrialisation.»

Loïc Pen est syndicaliste CGT, conseiller municipal à Nogent-sur-Oise.

Loïc Pen : «Les images sont décisives, si elles n’existaient pas, la parole des forces de l’ordre ferait foi.»

Catherine Dailly est conseillère départementale : «Ce n’est pas faute de réclamer des moyens supplémentaires pour que les forces de l’ordre puissent exercer leur métier dans de bonnes conditions.»

Karim Boukhachba est le troisième adjoint de la ville de Creil.

Karim Boukhachba : «Les citoyens doivent avoir confiance en leurs policiers.»

Loïc Pen, Catherine Dailly, Karim Boukhachba, Guy Friadt sont devant l’hôtel de ville de Creil en cette matinée ensoleillée pour marquer leur refus de ce qu’ils appellent «état policier».

Jacques Lapy est le gérant du bar Le Celtic.

La maire Nathalie Ravier «sort de sa réserve pour rétablir la vérité».

Nathalie Ravier rappelle les faits d’attroupements constatés par la police municipale devant le Celtic.

Jacques Lapy s’est endetté de 50 000 € à l’issue du premier confinement pour rétablir sa trésorerie.

Jacques Lapy a reçu à sa demande la confirmation écrite qu’il a le droit de vendre du café à emporter.

Jacques Lapy crie à l’insjustice suite à l’arrêté de fermeture administrative de son bar pris par la préfecture.

Jacques Lapy invite les Méruviens et internautes à venir signer une pétition au sein de son établissement.

Nathalie Ravier : «C’est un raccourci qui évite de considérer sa responsabilité personnelle.»

Jacques Lapy a fait appel à une avocate. 

Philippe Bidault : «Sans la licence IV nous devrons fermer la Maison de la presse.»

Pour les deux associés Patrick Rouchy et Philippe Bidault : «Il faut diversifier l’activité pour être rentable.»

Patrick Deguise, alors maire, s’était engagé à rétrocédé aux deux associés la licence IV du Balto, avec droit au tabac.

La nouvelle municipalité de Sandrine Dauchelle évoque deux arguments en défaveur des gérants de la Maison de la presse.

Le silence de la majorité inquiète Patrick Rouchy et Philippe Bidault.

«Si nous n’achetons pas la vente de tabac pour générer des recettes supplémentaires, la Maison de la presse risque de fermer à brève échéance», explique Patrick Rouchy.

Patrick Rouchy : «Notre fermeture impacterait aussi les autres commerces de proximité.»

«Chers collègues, le constat est saisissant. Il est précis», commence la présidente du Pays noyonnais Sandrine Dauchelle.

Après les conclusions de l’audit de la ville présentées en conseil municipal, Sandrine Dauchelle a présenté celles de l’audit financier de l’intercommunalité.

Patrick Deguise : «Cet audit ne nous apprend rien — en dehors de Joël Cottard…»

Joël Cottard était membre de l’exécutif de Patrick Deguise jusqu’à son élection au sein de l’exécutif de Sandrine Dauchelle…

Joël Cottard explique «découvrir» la situation financière de la collectivité.

Joël Cottard : «Sans polémiquer du tout, il y a une situation actuelle que je découvre alors que j’étais dans l’ancienne équipe…»

Sandrine Dauchelle : «Le niveau d’endettement est considéré comme alarmant et la capacité de désendettement est estimée à 24 ans…»

Joël Cottard : «deux mandats».

Joël Cottard : «Aujourd’hui je suis un peu paniqué parce que je me sens responsable…»

Patrick Deguise est l »ancien président de la Communauté de commune du Pays noyonnais (CCPN).

Patrick Deguise répète : «Il fallait porter la reconversion de ce site militaire (il accueillait le Régiment de marche du Tchad) de 47 hectares, de 60 000 mètres carrés de chaume mais avant que ce campus économique ne produise des richesses, il nous a tout de suite coûté 400 000 euros par an, en chauffage, en gardiennage, en électricité, en tonte…»

Joël Cottard : «J’ai pensé donner ma démission à la présidente parce que je me sens coupable d’en être arrivé là.»

Les auditeurs du cabinet parisien Ernst & Young expliquent que le site ne génère pas assez de recettes de loyers et que ceux perçus ne parviennent pas à couvrir les charges de fonctionnement du site.

Joël Cottard : «Est-ce qu’il fallait laisser Inovia en ruines ?»

Sandrine Dauchelle : «Je tiendrai la ligne de ne pas augmenter les impôts directs de la CCPN sur les habitants de notre territoire.»

Fadoua Boudrouss, membre de l’association des parents d’élèves : «Les masques ne devraient plus être portés par les enfants scolarisés en primaire.»

Arnaud Dumontier est le maire de Pont-Sainte-Maxence.

Olivier Robert est responsable de la Ligue de Protection des Oiseaux pour l’Oise.

Arnaud Dumontier a le projet de désenclaver le quartier des Terriers en ajoutant une seconde voie d’accès.

Olivier Robert : «Il s’agit d’un site exceptionnellement riche.»

Olivier Robert : «L’utilité de cette route n’est pas démontrée.»

Olivier Robert : «Le nombre d’individus de chaque espèce est très largement sous-évalué.»

Ganaël Sallien est militant écologiste.

Ganaël Sallien a vu rouge en découvrant un permis de construire sur un terrain situé sur les Hauts-de-Margny.

Bernard Hellal confirme : «Un permis de construire a été accordé pour l’installation par Etam d’une unité de stockage sur les 1314 hectares d’une ancienne friche militaire.»

Bernard Hellal est le maire de Margny-lès-Compiègne.

Bernard Hellal, maire : «Nous avons demandé une étude comparative sur le trafic routier et le volet environnemental, finalement Etam a renoncé.»

Bernard Hellal, maire : «Il s’agit d’une zone économique et il faudra bien en faire quelque chose.»


Toutes les sources du texte recomposé ci-dessus se trouvent dans Oise Hebdo n°1396 du 2 décembre 2020.

Séquence 12|12 de NOT et DEAD

Jean-Pierre tombe sur NOT. DEAD lui fond dessus. NOT est ce qui l’attend. Atomes. Trajectoires. La zone de NOT rencontre la chute de Jean-Pierre. Entrechoquement ébranlement des atomisés, empathie, rebond solidaire. Dans la nuit NOT crée DEAD — en toutes lettres, si ce n’est de toutes pièces. 

NOT DEAD (NOW FORM A BAND)

Il trouve un homme. Maître-zoneur. Punk sauveteur : NOT parachute de DEAD. L’être-NOT éclaire DEAD. Le Grand Soir ? Le grand saut. Accompli en tandem. Free zone. Free fall — Falling Down. Leur chute (libre) est d’aller tout droit. 

Qu’est-ce que chuter, dans l’horizontalité ? Qu’est-ce qu’une chute à l’horizontale ? 

❑  Demeurer où tout est à fuir. À emporter. 

❑  Le plongeon sans la plongée. 

❑  Le grand écart ou pas de côté. 

Coïncidence de NOT et DEAD — Du même élan ou de la même chute ? Ils traversent les espaces, les voies, les parkings, les airs : pour se zoner sur le terre-plein central d’un rond-point (barrique pour deux) ; du même mouvement qu’ils (NOT) se finissent en crowd surf (slam) dans une poubelle (conteneur) ; qu’ils (Jean-Pierre) se fument en corps à corps en plein champ (monoculture intensive : no man’s land) avec un arbre de la liberté. NOT DEAD : ils volent… Du moins sont-ils plus que d’autres amenés à atterrir : sujets à atterrissages, heureux ou malheureux. 

S’ils traversent (retournent) tout ça et en tous sens, au petit bonheur — la zone étant leur flipper —, c’est d’abord en quête d’hommes ou, disons, d’élans (gestes) d’humanité. C’est la question de l'(H)humanité qui se pose là. NOT : pour une petite pièce ou pour un yaourt. Jean-Pierre : pour un matelas à mémoire de forme (de vendu). NOT : pour un emploi (une place) pour Jean-Pierre… Plus rien ne se vend. Qu’est-ce que NOT DEAD peuvent encore trouver à fourguer ? Quel rêve à liquider ? 

Le Grand Soir — Tout doit disparaître 

La fraternité. Elle est là (Elle est retrouvée. Quoi ?) : dans la zone. Atomisé. Azimuté. Leurs chutes seront sans fin. Sauf s’ils coïncident (Déviation ? Rond-point). Sauf qu’ils — on ne saurait dire où ni quanddans des lieux et des temps non déterminés — se déclinent l’un l’autre… Frères. 

Le Grand Soir ? Serait que tout finisse par coïncider : s’effondre d’un coup dans une « grande explosion sociale » — c’est bien une idée à la DEAD, DEAD a des comptes à régler quand NOT a déjà trouvé son économie et le tourbillon DEAD emporte NOT. Sauf qu’il n’y a que NOT DEAD à tomber : étalés (en étoiles) au sol de la grande surface désaffectée de bricolage, de tous leurs (deux) corps, de toute leur énergie retombés là. 

DEAD veut tout voir (faire) tomber. À la fin, seules quelques lettres d’enseigne tomberont — lettres de leurs noms. 

*

NOT DEAD en pleine valse des enseignes : WE ARE NOT DEAD 

… NOT DEAD-END ?

*

Enfin, beaucoup d’autres atomes errent dans le vide immense, exclus des combinaisons qui forment les corps, n’ayant trouvé nulle part encore à quoi associer leurs mouvements : nous en avons tous les jours l’image et le spectacle sous les yeux. Regarde, en effet, quand la lumière du soleil fait pénétrer un faisceau de rayons dans l’obscurité de nos maisons. ___Lucrèce

« Ils sont où les gens ? 

— Ils sont chez eux. Ils sont tout seuls et ils sont chez eux. »

Elle est retrouvée. Quoi ?___A. Rimbaud


Les séquences de NOT et DEAD sont écrites à la suite du visionnage du film Le Grand Soir de Benoît Delépine et Gustave Kervern avec Benoît Poelvoorde et Albert Dupontel.

Séquence 11|12 de NOT et DEAD

Leur zone, c’est la Zone, c’est la même zone. La zone d’activité commerciale ou d’aménagement concerté, la zone à ne pas traverser. Autonome ou inondable. 

Autonome, pavillonnaire, temporaire, inondable. Elles coïncident. Tombent ensemble. Zone sur zone. Elles s’égalisent. L’une l’autre. Elles s’annulent. Ou (Où) elles se confortent, soutiennent, elles prennent l’une sur l’autre. Emprises. S’appuient l’une sur l’autre, se corroborent l’une l’autre. Parties prenantes l’une de l’autre s’agrègent. Se bouclent temporelles. 

Est-ce qu’ils traversent ou qu’ils zonent ? 

On n’en sort pas. La vie en zones. La bienvenue sur votre zone d’activités. Dans votre zone de chalandise (de confort ?). Non constructible. Non habitable. La zone inondable de la vie (la nôtre). La (Les) zone (zones) en nous. 

La traversée (dans tous les sens) de la zone

NOT finit le jour par s’y zoner. Il y trouve un toit. Le rêve pavillonnaire (échoue) commence là. Maisons et cabanes de jardin enfants. Cabane enfant. Accès par manœuvres. Cabane enfant d’extérieur. Maisonnette enfant. Maisonnette de jardin enfant. Espace d’exposition en plein air, en pleine nuit. 

Dans le film (Le Grand Soir) c’est la zone qui tourne (silence on tourne) autour de NOT (DEAD). La zone tourne autour du zonard. Zonard cœur de zone.


Les séquences de NOT et DEAD sont écrites à la suite du visionnage du film Le Grand Soir de Benoît Delépine et Gustave Kervern avec Benoît Poelvoorde et Albert Dupontel.

Séquence 10|12 de NOT et DEAD

Traverser où l’on ne traverse pas. Traverser où l’on ne regarde pas. Ce qui ne se traverse pas. Ne se traverse pas ce qu’on ne voit pas. On ne traverse pas la nuit — exemple. À quoi on ne pense pas. Ce qui est hors de question. La question qui ne se pose pas. De la traversée à pied du parking. De part en part. C’est juste hors de question ; comme si on me (nous) demandait de traverser les jardins des gens ; les intérieurs des gens ; la vie des gens ; impensable. 

Traverser où il n’y a rien à traverser, vivre où il n’y a rien à vivre, voir où il n’y a rien à voir, tout à circuler. 

De zoner à traverser : une aventure

Avec NOT la zone rejoint la zone. C’est la même zone. NOT sur zone, voilà qu’il n’est plus à la rue, nous a rejoint. Plateforme. Nivellement. Jonction opérée. Manifestation d’un seul — Tous à la rue dans la zone ou personne à la rue. C’est tout l’un ou tout l’autre. 

Jean-Pierre vend de la literie. Jean-Pierre vend de la technologie. Parle « surround », « normes ». Jean-Pierre place de la mousse à mémoire de forme. Jean-Pierre vend du rêve, vit dans le rêve, le rêve le largue : sombre. Explose en vol : désintégré. Chute : plus de Jean-Pierre. 

Trajectoire descendante de Jean-Pierre, il passe de marchand à marchant. Où il croise NOT : marchant dans le marchand. On a l’automobile (Nous avons le travelling). NOT a sa propre galère. Il marche à l’énergie métabolique. Marche tout court. Soit : de la galère à la galerie et inversement. 


Les séquences de NOT et DEAD sont écrites à la suite du visionnage du film Le Grand Soir de Benoît Delépine et Gustave Kervern avec Benoît Poelvoorde et Albert Dupontel.

L’expérience pavillonnaire

Séquence 9|12 de NOT et DEAD

Si tu penses que les atomes, principes des choses, peuvent trouver le repos et dans ce repos engendrer toujours de nouveaux mouvements, tu te trompes. Souviens-toi qu’il n’y a dans l’univers entier aucun fond ni aucun lieu où puissent s’arrêter les atomes.__Lucrèce

Recherche de citation : faut choisir / choisir reposer / reposer être / être libre / faut reposer / faut être / faut libre / choisir être / choisir libre / reposer libre 

Il faut choisir, se reposer ou être libre___Thucydide

*

DEAD (NOT) voit une aventure où chacun vit en rêve. DEAD (NOT) voit un espace où chacun voit son chez soi. DEAD (NOT) voit l’aventure où chacun (chez soi) voit le repos. 

NOT DEAD — Leur héroïsme est de traverser ce qui n’a pas lieu de l’être. Ce qui n’a pas, là, lieu d’être : une traversée. DEAD (NOT) voit une ouverture (perspective) à travers les clôtures. DEAD (NOT) voit franchissement où (partout) s’étale accession à la propriété. DEAD (NOT) traverse où chacun (chez soi) s’enterre. 

DEAD (NOT) franchit où chacun s’enterre. Où l’on (cultive) aménage son jardin comme le cimetière de ses rêves. Paysager. Potager. DEAD (NOT) voit le monde où le sens commun voit la propriété. Où personne ne voit plus loin que « chez moi ». DEAD (NOT) voit l’aventure dans le voisinage. 

Lotissement des Jardins du souvenir. Les jardins de l’« Ici bientôt ». DEAD (NOT) connaît un accès de traversée en plein rêve d’accession — Le rêve de l’accession à la propriété. Illusionnisme de NOT DEAD — Faire voir (vivre ?) un safari dans un zoo. Une trajectoire où ne sont qu’enclos. 

Les jardins d’Ici-bientôt : « Ici bientôt toute votre vie ». 

Dans un lotissement la traversée du désert. Dans le parc pavillonnaire un no man’s land. Portails, clôtures pour lignes de front, dans le repos la guerre. DEAD (NOT) fait voir la guerre de mouvement dans la guerre de positions. 

Qu’est-ce que NOT DEAD traversent ? Un moment. L’instant présent. Le présent. (Un film.) L’image. 

Un pavillon ? Ça entre par une clôture, ça ressort par l’autre. Appel d’air : l’entrée appelle la sortie. Courants d’air, ils ne font que passer : ils circulent. NOT DEAD en circulation. 


Les séquences de NOT et DEAD sont écrites à la suite du visionnage du film Le Grand Soir de Benoît Delépine et Gustave Kervern avec Benoît Poelvoorde et Albert Dupontel.

La pêche en terrains privés

Séquence 8|12 de NOT et DEAD

Poursuivis par la clameur publique (parquée). 

Le travelling cependant glisse également sur les plantations, les arbustes, un carré potager : les piquets à tomates ou rames à petits pois. C’est irrésistible. Et en une rangée le long de la ligne des écrans (pin ? teck ? châtaignier ?), continu, le mouvement parallèle insistant en deçà de la, de toute clôture : de ce côté-ci de l’image — le nôtre ? 

Double réception sur le sol du jardin voisin (le nôtre ?) : DEAD et NOT font leur réapparition par-dessus les panneaux occultants d’où ils se laissent retomber, rebondir sur le gazon — le vert clôture du gazon. Tout s’enchaîne. DEAD pris d’une rage de rire. Une porte ouverte : la porte de derrière, du garage, de la buanderie est ouverte, invitation au voyage, DEAD — « C’est nous ! On est tout droit ! » Rires — Leurs rires les propulsent. DEAD et NOT se gargarisent de rire. C’est irrésistible, à peine réapparus, resurgis qu’ils disparaissent l’un comme l’autre, l’un dans la foulée de l’autre, par la porte, dans le pavillon. Engouffrés, appel d’air ou de l’ombre, le pavillon les avalent, dedans ça rit, ça lance du « On passe tout droit, bonjour Madame ! » 

— « Hé ! Vous êtes chez moi ! » Laurier rose, en pot, salon de jardin en fer peint en bleu et photophore, terrasse et la porte-fenêtre ouverte donne sur l’intérieur, le séjour, la télévision allumée, 13h, la table haute, les tabourets de bar pivotants design noirs But, NOT — « Mais non on est pas chez toi ! » 

Maintenant qu’ils ont commencé à répondre, voilà qu’ils répondent à tort et à travers — ils vont tout droit et à travers. Les vannes sont ouvertes. — « C’est ma maison ! » 

C’est quoi ce « nous » : « c’est nous », « est à nous » ? Est-ce NOT DEAD seulement ? (Bulldozer) À belles enjambées, enjambant les propriétés, c’est quelle (Panzer) machine ? Quel en est le rouage ? C’est quoi cet engrenage ? Cette escalade — dans l’horizontal, l’étal ? 

DEAD — « Je vais te dire un truc : ta maison, elle est en zone inondable. » 

Sans argument ? Reste l’imagination. Alors le coup de bluff. Improvisation. L’improvisation est totale. La jouissance de l’imagination. On ne sort plus de la pataugeoire. La pêche à la truite en France. Ça prend ! NOT — « Exact ! Moi j’ai pêché ici… Des poissons qui faisaient dix livres ! » 

Ça prend. Voilà qu’elle doute. La (victime) prise se penche. Entend-on une sirène ? DEAD — « Mets ton oreille là… » 

DEAD va la prendre par l’épaule… Il y a contact ou quoi ? Contrainte ? Ombres chinoises. On — nous — rêve ou ça va vite ? Poste de télé, écran allumé, témoin. C’est nous ou ils la mettent à quatre pattes ? Ou ils accompagnent son agenouillement. La courbent, l’abaissent ou lui baissent la tête ou la lui tournent, la prosternent, la femme seule — ils sont deux — la font se mettre à quatre pattes sur son plancher, toucher le sol : « là », c’est le sol — quoi ? NOT, DEAD a un mouvement, des geste qui l’accompagnent dans le mouvement de se baisser pour — c’est pour (lui faire) tendre l’oreille. 

— « Mais j’entends rien ! » DEAD — « Mets ton oreille là… » 

Violence ? Manœuvre, menace, contrainte ? Violation de domicile d’abord. Sirènes ? Violence psychologique. Désigne des paroles ou des gestes qui ont pour but de déstabiliser l’autre, le soumettre de façon à garder une position de supériorité, il lui produit sa crédulité. DEAD lui met le nez dessus. La menace de l’eau… 

Tu entends l’eau. Tu n’arrêtes pas l’eau, ne s’arrête pas. S’engouffre. La peur de l’eau dans la maison. Elle met tout à niveau, l’eau, c’est le nivellement. Elle monte, la menace du nivellement par le bas : elle commence en bas, baisse ta tête, tu n’entends pas ? L’eau couler, ça coule, tu n’entends pas couler, tu t’entends quand tu dis : « c’est ma maison » ? Sombrer quand tu dis : « chez moi », tu ne le vois pas : le naufrage ? L’ampleur de la catastrophe, tu l’imagines : la rivière sous ton plancher qui court, le vide sanitaire, le parquet flottant ? Te croyais-tu sur l’arche ? Mais tu as construit, as fait construire, tu accèdes à la propriété dans des marais : « ta maison est à la banque », des marécages, Paludes. La menace de l’eau… 

« Si t’écoutes bien : si t’écoutes bien — approche-toi, approche-toi — t’entends la rivière… » NOT — « Fous le camp… fous le camp ! » : NOT, DEAD laisse la femme là : dans son intérieur ; écouter. Ça s’appelle : déguerpir. Cela s’appelle : une (la) fuite. 

Voie de fait. Voie d’eau. 

Porte-fenêtre (une autre) ouverte, re-foulées du gazon d’où rejoindre le hors-champ (gauche). Ils quittent l’image. Ils n’en reviennent pas de leur légende. « Ha ha ! Elle écoute la rivière ». Ils n’y reviendront pas.


Les séquences de NOT et DEAD sont écrites à la suite du visionnage du film Le Grand Soir de Benoît Delépine et Gustave Kervern avec Benoît Poelvoorde et Albert Dupontel.

Connaissance par les enclos

Séquence 7|12 de NOT et DEAD

« Oh ! »

Interpellation dans l’air : « Oh ! Ça va pas là ?? », lance la grosse voix maintenant dehors, hors champ les poursuivant dans le sillage sonore de l’image. 

« Ça va pas là ?? » fait « Oh ! » la voix de la mauvaise conscience : voix du petit propriétaire. « Là » = la voix grosse dans le dimanche (de la vie) du résident pavillonnaire. « Oh » + « Là » = la manifestation et le ton du bon droit du primo-accédant. 

L’accession à la propriété — Quels avantages pour les primo-accédants ? Quelles aides pour les primo-accédants ? 

… Chaises de jardin l’une sur l’autre = deux, empilées contre la clôture : le grillage de clôture opposée (gauche de l’écran), doublée de panneaux de bois occultants côté voisins, on monte dessus, un pied dessus, en appui sur une main, NOT, derrière DEAD — « Pardonnez-nous… », passe de l’autre côté, « Pardonnez-nous : on fait que passer… », comme DEAD, hop, dans l’enclos voisin — « C’est une propriété privée ici ! » : derrière les écrans de bois posés côte à côte, bout à bout en palissade, on — nous — ne les voit plus, disparus l’un, DEAD — « Mais non ! Ta maison est à la banque ! », et l’autre derrière — « C’est ça ouais… J’vais appeler la police moi ! » : passés dans l’enclave voisine. 

L’image passe sur le toit de la maison, le toit seul dépasse des écrans, le pavillon occulté, clôture brise-vue, l’image caresse les apparitions de DEAD et NOT — « Appelle la police eh ! » — dans les fentes du bois : dans les jours entre les écrans. 

Pas d’argument : DEAD — « Ils sont comme toi : ils ont rien à faire… », on — nous — ne fait plus que les deviner : les belles enjambées, deviner leur progression — « Voyous !! »

Ils sont sans argument : ils vont sans raison. 

L’image, elle, est sans un saut, passe et s’écoule de jardin en jardin en douceur, en un vol. La vision est volante et à hauteur d’homme sans heurt, sans franchissement, sans effort. Comme dans un rêve.


Les séquences de NOT et DEAD sont écrites à la suite du visionnage du film Le Grand Soir de Benoît Delépine et Gustave Kervern avec Benoît Poelvoorde et Albert Dupontel.

Séquence 6|12 de NOT et DEAD

DEAD, puis NOT à l’écran précédés de (annoncés par) leurs voix font leur entrée par la droite de l’écran dans l’image. 

*

« Attends… » 

Première clôture : enjambée. Le pas est décidé, grillage plastifié, l’image suit le mouvement, on est embarqué. On avance vite, décidément. 

À partir de là ça va vite. On colle au train — « ‘tends ‘tends ». On essaie de suivre. On essaie de retenir. Pouffe. On n’y croit pas. On suit. — « Tout droit… » 

L’image bouge. Pivote. Se déporte, glisse, se déplace. « … t’as raison : tout droit… » 

Ça va plus vite qu’on ne croit. Non… on se retient. C’est trop. Il le fait. On va le faire. On est en train : on suit. « Quelle idée de mettre une piscine tout droit ! » 

La piscine : gonflable. Jaune, bleue. Le premier traverse la piscine : les deux pieds dans la piscine. Les pieds dans l’eau : — « Ça va pas !? » ; chaussures (cuir) — « Hé ! » ; bas de pantalon (costume). En deux enjambées, deux pieds dans l’eau, la piscine (pataugeoire) est traversée : le premier sort de la piscine. Le second…

— « Ça va pas !? » 

Surprises. Éclats de voix — résonance d’un pavillon. — « Hé ! » La maison s’exclame, à l’intérieur : ombres (bougent). De l’intérieur, exclamations. La maisonnée… La pataugeoire (vide) d’enfants est droit dans la vue de la porte-fenêtre ouverte du séjour — ou salle à manger, heure du repas, mi-journée, un dimanche (?), le soleil au zénith et le temps : voilé, dans l’absence de vent les évaporations du jour non dissipées, dans le temps lourd… On imagine… L’image suit. 

L’image suit : suit le mouvement. L’image du lotissement. Suit, parallèle, la trajectoire suivie. Porte-fenêtre ouverte et famille attablée… On n’en revient pas. Personne n’en revient. Le second suit. 

On le suit : les Docs sont dans l’eau, les deux pieds dans le plat. De pataugeoire à patouillage… Il n’y a qu’un pas : le pas emboîté ; le pied, direct sur un bain de soleil (blanc, résine, lot de deux), le pied mouillé, le pied chaussé sur le coussin (rayures) du bain de soleil, puis l’autre, un bain de soleil, puis l’autre (le lot de deux), en une enjambée — « Hé ! » —, le premier… Le second, de frères ennemis à jumeaux — s’ils le font une fois, ils le font deux : le double effet NOT DEAD. NOT — « Mais tout ce qui est à toi est à nous mon pote ! » 

… Marcher d’un bain de soleil sur l’autre — tout droit. « Tout ce qui est à toi est à nous ! » Soit : pas d’argument… Un pied = un bain de soleil. Deux. Et encore : un bain de soleil = un pied. Deux, à l’arrière de la maison, la façade arrière de la maison défile, la bordure de graviers, le gazon et passé le coin du pavillon : les poteaux à linge (d’étendage extérieur) ; la poubelle ou conteneur à déchets 2 roues 240 l ; tuyau d’arrosage (déroulé, jaune) ; bouteille de gaz (bleue) contre le pignon ; la vue (brève : aperçu) sur le portail blanc (résine) de la rue… 

— « Oh !… » L’enclos bientôt traversé : la sortie par la clôture. Passer par les clôtures est un sport, défi physique (et verbal) pour les nuls : le franchissement de clôtures. Chaises de jardin empilables (blanches, résine) : deux… 

On glisse. On est au grillage. On est en travelling latéral. On n’est pas sur le terrain : on se tient à l’extérieur du jardin, nous passe par ou entre les yeux le fil de tension du grillage. 

À l’image, le fond d’un jardin. Le fond de la parcelle. Au fond du jardin : l’œil — c’est nous. Notre œil pour fond de jardin. On est au fond du jardin : en deçà de sa clôture ; alors on est le double-fond du jardin. 

Les suit-on depuis la voie publique ou une parcelle non-construite — ou depuis le dernier jardin ? Un grillage de clôture court entre la caméra et eux : eux et nous. 

Comme au zoo. 


Les séquences de NOT et DEAD sont écrites à la suite du visionnage du film Le Grand Soir de Benoît Delépine et Gustave Kervern avec Benoît Poelvoorde et Albert Dupontel.