Séquence 12|12 de NOT et DEAD

Jean-Pierre tombe sur NOT. DEAD lui fond dessus. NOT est ce qui l’attend. Atomes. Trajectoires. La zone de NOT rencontre la chute de Jean-Pierre. Entrechoquement ébranlement des atomisés, empathie, rebond solidaire. Dans la nuit NOT crée DEAD — en toutes lettres, si ce n’est de toutes pièces. 

NOT DEAD (NOW FORM A BAND)

Il trouve un homme. Maître-zoneur. Punk sauveteur : NOT parachute de DEAD. L’être-NOT éclaire DEAD. Le Grand Soir ? Le grand saut. Accompli en tandem. Free zone. Free fall — Falling Down. Leur chute (libre) est d’aller tout droit. 

Qu’est-ce que chuter, dans l’horizontalité ? Qu’est-ce qu’une chute à l’horizontale ? 

❑  Demeurer où tout est à fuir. À emporter. 

❑  Le plongeon sans la plongée. 

❑  Le grand écart ou pas de côté. 

Coïncidence de NOT et DEAD — Du même élan ou de la même chute ? Ils traversent les espaces, les voies, les parkings, les airs : pour se zoner sur le terre-plein central d’un rond-point (barrique pour deux) ; du même mouvement qu’ils (NOT) se finissent en crowd surf (slam) dans une poubelle (conteneur) ; qu’ils (Jean-Pierre) se fument en corps à corps en plein champ (monoculture intensive : no man’s land) avec un arbre de la liberté. NOT DEAD : ils volent… Du moins sont-ils plus que d’autres amenés à atterrir : sujets à atterrissages, heureux ou malheureux. 

S’ils traversent (retournent) tout ça et en tous sens, au petit bonheur — la zone étant leur flipper —, c’est d’abord en quête d’hommes ou, disons, d’élans (gestes) d’humanité. C’est la question de l'(H)humanité qui se pose là. NOT : pour une petite pièce ou pour un yaourt. Jean-Pierre : pour un matelas à mémoire de forme (de vendu). NOT : pour un emploi (une place) pour Jean-Pierre… Plus rien ne se vend. Qu’est-ce que NOT DEAD peuvent encore trouver à fourguer ? Quel rêve à liquider ? 

Le Grand Soir — Tout doit disparaître 

La fraternité. Elle est là (Elle est retrouvée. Quoi ?) : dans la zone. Atomisé. Azimuté. Leurs chutes seront sans fin. Sauf s’ils coïncident (Déviation ? Rond-point). Sauf qu’ils — on ne saurait dire où ni quanddans des lieux et des temps non déterminés — se déclinent l’un l’autre… Frères. 

Le Grand Soir ? Serait que tout finisse par coïncider : s’effondre d’un coup dans une « grande explosion sociale » — c’est bien une idée à la DEAD, DEAD a des comptes à régler quand NOT a déjà trouvé son économie et le tourbillon DEAD emporte NOT. Sauf qu’il n’y a que NOT DEAD à tomber : étalés (en étoiles) au sol de la grande surface désaffectée de bricolage, de tous leurs (deux) corps, de toute leur énergie retombés là. 

DEAD veut tout voir (faire) tomber. À la fin, seules quelques lettres d’enseigne tomberont — lettres de leurs noms. 

*

NOT DEAD en pleine valse des enseignes : WE ARE NOT DEAD 

… NOT DEAD-END ?

*

Enfin, beaucoup d’autres atomes errent dans le vide immense, exclus des combinaisons qui forment les corps, n’ayant trouvé nulle part encore à quoi associer leurs mouvements : nous en avons tous les jours l’image et le spectacle sous les yeux. Regarde, en effet, quand la lumière du soleil fait pénétrer un faisceau de rayons dans l’obscurité de nos maisons. ___Lucrèce

« Ils sont où les gens ? 

— Ils sont chez eux. Ils sont tout seuls et ils sont chez eux. »

Elle est retrouvée. Quoi ?___A. Rimbaud


Les séquences de NOT et DEAD sont écrites à la suite du visionnage du film Le Grand Soir de Benoît Delépine et Gustave Kervern avec Benoît Poelvoorde et Albert Dupontel.

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