Connaissance par les enclos

Séquence 7|12 de NOT et DEAD

« Oh ! »

Interpellation dans l’air : « Oh ! Ça va pas là ?? », lance la grosse voix maintenant dehors, hors champ les poursuivant dans le sillage sonore de l’image. 

« Ça va pas là ?? » fait « Oh ! » la voix de la mauvaise conscience : voix du petit propriétaire. « Là » = la voix grosse dans le dimanche (de la vie) du résident pavillonnaire. « Oh » + « Là » = la manifestation et le ton du bon droit du primo-accédant. 

L’accession à la propriété — Quels avantages pour les primo-accédants ? Quelles aides pour les primo-accédants ? 

… Chaises de jardin l’une sur l’autre = deux, empilées contre la clôture : le grillage de clôture opposée (gauche de l’écran), doublée de panneaux de bois occultants côté voisins, on monte dessus, un pied dessus, en appui sur une main, NOT, derrière DEAD — « Pardonnez-nous… », passe de l’autre côté, « Pardonnez-nous : on fait que passer… », comme DEAD, hop, dans l’enclos voisin — « C’est une propriété privée ici ! » : derrière les écrans de bois posés côte à côte, bout à bout en palissade, on — nous — ne les voit plus, disparus l’un, DEAD — « Mais non ! Ta maison est à la banque ! », et l’autre derrière — « C’est ça ouais… J’vais appeler la police moi ! » : passés dans l’enclave voisine. 

L’image passe sur le toit de la maison, le toit seul dépasse des écrans, le pavillon occulté, clôture brise-vue, l’image caresse les apparitions de DEAD et NOT — « Appelle la police eh ! » — dans les fentes du bois : dans les jours entre les écrans. 

Pas d’argument : DEAD — « Ils sont comme toi : ils ont rien à faire… », on — nous — ne fait plus que les deviner : les belles enjambées, deviner leur progression — « Voyous !! »

Ils sont sans argument : ils vont sans raison. 

L’image, elle, est sans un saut, passe et s’écoule de jardin en jardin en douceur, en un vol. La vision est volante et à hauteur d’homme sans heurt, sans franchissement, sans effort. Comme dans un rêve.


Les séquences de NOT et DEAD sont écrites à la suite du visionnage du film Le Grand Soir de Benoît Delépine et Gustave Kervern avec Benoît Poelvoorde et Albert Dupontel.

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