Un bois sans nom…

… Le dénivelé seul en est si prononcé. Ce bois qui se réduit à sa pente… 45 m en bas, 110 m en haut — plusieurs hauteurs de hêtres ! Et le volume afférent dans l’air, houppiers, houppiers… Un bois ahuri. Il n’a pas de nom : il ne s’appelle pas. C’est un bois il n’est que pente. Ce bois pousse des cris de vitesse. Tout court à sa pente. Le train de 17h07 : — N’est-ce pas ahurir ? À peine on y entre qu’il tombe d’un coup comme le cri de la grande vitesse vous tombe dessus — elle passe en dessous. Le bois frappé d’étonnement. La grande vitesse lui passe dessous. Elle débouche juste au dessous. Alors — Le bois hagard — Le bois pousse le cri de la vitesse. — Il se le prend à plein volume. La grande vitesse se précipite là à son débouché dans l’air. Tracé LGV Nord — Ouvrages d’art. Le viaduc de Verberie, permettant le franchissement de l’Oise, fait suite à deux courts tunnels. Soit PK point kilométrique. Au PK 46,795 Tranchée couverte de Verberie 1 (242 m). Au PK 47,182 Tranchée couverte de Verberie 2 (141 m). Au PK 47,822 Viaduc de Verberie (l’Oise) (1510 m). Rampe à 25 pour mille. Les trains s’engouffrent, se précipitent, s’expulsent là… Le train de 17h10 : — Le bois sans nom tombe d’un coup là où la grande vitesse sort du tunnel se saisissant du volume sonore. — Comme d’une arme…? La déflagration de la grande vitesse porte un comble à l’effarement qui est toute l’animation du bois. La grande vitesse y touche à son débouché dans l’air. Elle porte un coup au bois qui tombe d’un coup là où la grande vitesse sort de terre (tunnels) et en saisit tout le volume sonore, volume à dresser les cheveux sur la tête, qui est aussi le volume de bois sur la pente de choir. Les deux se confondent deux secondes durant. Train de 17h19 : … Le dénivelé en est si prononcé que le trait grande vitesse en sort en dépression frontale, front dépressionnaire, déflagration, que sais-je, confrontation de masses d’air, en mur sonore — comme on se prend un mur où le sol se dérobe : là la bouche d’un tunnel. La grande vitesse y rencontre son débouché dans l’air. Libération dans l’air, onde de propagation, diffusion dans l’air et la vallée prochaine du cri de la grande vitesse — train de 17h40 : Une dépression soudaine (quasi une dépressurisation ?!). — Une bande de bois a poussé dans la pente là où le terrain se dérobe sous les pieds, un tunnel débouche plus bas, d’où la grande vitesse s’expulse en forçant le volume sonore — soit autant une portion de l’espace dans ses trois dimensions occupées par un corps que la force ou l’intensité d’un son ou d’un ensemble de sons et jusqu’à l’étendue, l’ampleur : volume d’action ou d’expansion — exemples : retentissement de la grande vitesse à travers les espaces aériens et boisés de l’Oise ; volume d’air contenu dans les poumons de qui le respire : les volumes respiratoires.


Les contenus Le bois pousse de partout, Un bois pour personne, Bois des chutes d’arbres, Où une lisière recèle un bois et Un bois sans nom… complémentent la réponse à la proposition Des images mentales de François Bon Tiers Livre Atelier d’hiver 2018

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