L’appel de l’air se fait sentir aussi…

L’appel de l’air se fait sentir aussi dans la transparence accrue des bois l’hiver. Vite les lisières n’y suffisent plus et il s’agit de passer le manteau tantôt monstrueux mais dans l’hiver plumeux et ligneux, le manteau de clartés, des clématites. Il n’y tient qu’à quelques enjambées, oui, il ne tient qu’à un bond, à deux pas, qu’à quelques foulées encore de faire comme le jour et traverser le bois tant longé, une fois, de part en part.
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Transparence grise des bois, transparence gris-des-bois, tous les gris, gris des diverses couleurs, gris des dernières couleurs, gris découvrant les nids, les nids vides des bois nus… Cette transparence, par où se dessinent avec les mille branches des nids vides comme tout, les populations entières d’oiseaux, l’oiseau rare, s’effilochant en nuées avec les vents et l’importun, il la faut pénétrer. Pénétrer impromptu. C’est le moment.
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Ce n’est rien. C’est un tout petit bois. C’est dedans, qu’il s’ouvre.
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… Le bois alors seulement se donnant pour ce qu’il est : un hangar, plus et moins spacieuse ou logeable remise, et une ruine — tout un démantèlement. Quel détachement… Et sous ses airs désaffectés… Le bois s’y montrant pour ce qu’il n’a jamais, cependant, qu’été : une marge humaine, marge des manœuvres de l’homme. L’homme comme espèce. L’homme en tant que genre et comme sexe. Enfin, l’homme en tant qu’un fuyard quasiment comme les autres bêtes.
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